Reprendre quand on a laissé tomber sans raison importante (1)

Dernière mise à jour : 12 mars 2021


Photo de Kat Jayne provenant de Pexels


Bonjour chère et précieuse toi,

Comment tu vas depuis tout ce temps? Je suis vraiment très heureuse de te retrouver après cette pause inopinée. Au cas où tu te poserais la question, je n'étais pas malade, mon ordinateur n'est pas tombé en panne, je n'ai pas fait face à une situation extrême qui expliquerait ce silence. L'inverse aurait été plus facile à expliquer et à justifier.

Je ne suis pas étrangère à ce type de situation : animée des plus belles intentions et d'une détermination d'acier, je me lance dans un projet qui a du sens pour moi et auquel je pense depuis déjà un bon moment. Seulement, au bout de quelques jours ou au mieux quelques semaines, je me rends compte que ma belle intention n'a pas prévue de devenir une action et que ma détermination se rapproche plus du papier alu que de l'acier. A ce jour encore, je souffre de ne pas être à la hauteur de mes attentes. Je suis déçue de ne pas être plus hargneuse dans mes entreprises, de ne pas atteindre dans les temps impartis les objectifs que je me fixe. Je suis déçue de moi-même et triste de décevoir les personnes qui me soutiennent et m'encouragent, de près ou de loin.

Tu pourrais me dire : "bah si ça te dérange autant, tu n'as qu'à le faire! c'est pas si compliqué...". C'est vrai. C'est pas si compliqué. C'est d'ailleurs pour ça que je n'ai aucun mal à m'imaginer entrain de le faire. La grande question que je me pose en général dans ces moments est: "comment je fais pour que ce que je vois dans ma tête se manifeste dans le monde réel?". En effet, toutes les grandes réalisations que notre monde connaît sont nées de la pensée d'une personne. Mais que se serait-il passé si la pensée était restée une pensée?

J'ai donc réalisé que la première clé dont j'ai besoin est celle qui me permet de passer de la pensée à une action concrète. Merci Seigneur, j'ai eu une révélation de ce qu'est ce mystérieux ingrédient capable de transformer le monde : LA DÉCISION. Tu as bien compris, j'en ai fait des caisses et la montagne a accouché d'une souris. Parce que c'est exactement ce qui se passe dans ma tête. Cette réponse je l'ai eue il y a 3 ans, mais je continue aujourd'hui encore, à chercher une recette secrète pour le "passer à l'action". Mais en fait, il n'y a pas de recette secrète. Il faut juste se décider.

Parfois, on s'imagine que se décider c'est être déterminé ou être motivé, ce qui empêche bien souvent de passer à l'action: on repense aux fois où on se sentait déterminé mais on a lâché prise au bout de quelques jours; on se dit qu'on n'est pas assez motivé et que de toute façon, si on se lance on ne va pas aller au bout, du coup on ne se lance pas.

Une définition du mot "décider" est : arrêter un choix. En d'autres termes, quand on a une idée qui nous trotte dans la tête et nous tient à cœur, la première étape pour la voir se concrétiser est de se dire "je veux la réaliser cette idée". Qu'il y ait de la conviction, de la certitude, de la détermination, de la passion ou pas, ce n'est pas le sujet. Il faut juste arrêter son choix sur "je vais le faire".

Tu veux essayer? Vas-y ferme les yeux. Pense à ce projet tapi au fond de ton cœur, celui dont la seule évocation te provoque des pincements dans la cage thoracique ... peut-être que tu avais déjà commencé à faire des trucs et tu t'es découragée et tu es passée à autre chose? Ce n'est pas grave, tu peux choisir ce projet là aussi. Ferme les yeux, penses-y et répète après moi : je vais le réaliser. C'est tout! bravo! Tu viens de déplacer la première première pierre de la montagne que représente ton projet.

Comme tu l'auras deviné, la première étape est simple et accessible, mais insuffisante. La deuxième quant à elle, commence à donner forme à ton projet : le découpage en étapes à accomplir une seule à la fois. En ce qui me concerne, je fais un découpage en micro actions et je me concentre sur une seule à la fois, parce que je perds mon courage ou me laisse distraire assez facilement quand j'ai l'impression d'avoir trop de choses à faire.

Un exemple tout simple : honorer mes rendez-vous à la salle de sport. Le plus difficile pour moi en général c'est de me préparer et sortir de chez moi. Mes micro-actions sont donc : me lever, me débarbouiller, ôter mon pyjama, mettre ma tenue de sport et mes baskets, prendre mon sac de sport, de l'eau, mon téléphone, mes écouteurs et mes clés, vérifier que le trousseau de clés de ma sœur n'est pas dans la serrure, verrouiller la porte quand je sors. Préparer ma sélection musicale sur le chemin.

Ce découpage m'est propre à moi. C'est une étape qui est personnelle et dépend de la façon dont chacune fonctionne. Mais une fois que c'est fait, on commence à donner vie à notre projet sans vraiment le réaliser.

Au delà de ces questions pratico pratiques sur le fait d'agir pour réaliser ses objectifs, j'aimerais te partager ce que mes échecs répétés ont comme impact sur mon identité, ce qu'ils disent de moi : RIEN.

Je le dis différemment : mes nombreux échecs ne définissent pas qui je suis. Mon identité reste totalement et entièrement imperturbable, parce que, comme expliqué dans un précédent article, Seul Celui qui m'a créée a l'autorité nécessaire pour définir mon identité. Même moi je ne l'ai pas cette autorité, alors comment mes échecs pourraient l'avoir?

Même si ça n'est pas évident, il est capital que tu gardes une chose à l'esprit, si jamais tu passes par une situation similaire : TU ES AIMÉE. Non à cause de ce que tu réussis, ni parce que tu es en échec... Avant que tu ne viennes au monde, tu étais déjà passionnément aimée. Tu as été façonnée, tissée dans le ventre de ta mère comme une oeuvre d'art unique et précieuse. Chaque cheveu sur ta tête est compté et gardé jalousement. Celui qui t'a créée t'aime de cet amour inconditionnel. Et moi aussi, je t'aime pour qui tu es.

Alors ne te mets plus la rate au court bouillon à cause de ce que "on" va dire (de toute façon, "on" a toujours beaucoup de chose à dire et c'est rarement en bien). Dis-toi qu'il y a au moins deux êtres qui ne te jugeront pas et qui t'encourageront tout le temps. Qui te diront si tu tombes "Ce n'est pas grave, l'important c'est que tu te relèves" et qui auront la main tendu vers toi pour t'aider à te relever.

Pour conclure cet article, j'aimerais partager avec toi quelque chose qui m'a fait beaucoup de bien. Avant, quand on me demandais mes défauts, je disais entre autre que je ne suis pas persévérante. Un jour, quelqu'un m'a fait réaliser qu'il n'y a pas un seul adulte qui a des jambes qui fonctionnent normalement et qui rampe. Pourquoi? parce que quand on apprend a marcher, la possibilité d'abandonner parce que c'est difficile ne nous effleure pas l'esprit. Et Dieu sait combien c'est difficile et risqué pour un enfant de se mettre sur ses jambes alors qu'il n'a pas le sens de l'équilibre (les chutes, les bosses, les bleus, etc...). Mais jamais, un enfant ne se dit : "c'est bon, ça fait 20 fois que je me mange le parquet, j'en ai marre. Je laisse la marche pour les autres, je me contenterai de ramper". A partir de ce moment là, j'ai réalisé que je suis persévérante. Si je ne baisse pas les bras, si je me relève après mes chutes, si je n'accepte pas la défaite dans ma tête, je manifeste mon caractère persévérant.

Et si, toi aussi tu es adulte et que tu marches sur tes deux jambes, alors tu es une personne persévérante, qui pourra réaliser tous ses projets quand elle aura décidé de le faire.

PS : N'oublie pas que nous proposons dans la boutique des compagnons d'encouragement

qui te rappellent au quotidien Ta vraie identité, celle à cause de laquelle tu es aimée, peu importe ce que tu fais.


Avec amour,

Anaïs

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