Que faire de ce "hater" ?

Dernière mise à jour : 12 mars 2021



Bonjour chère et précieuse toi,


Quel plaisir de te retrouver, alors qu’un nouveau cycle commence. Un ami m’a un jour rappelé que la vie est organisée en cycles qui se renouvellent à intervalles plus ou moins courts… Une année est un cycle, un trimestre en est un aussi, tout comme une semaine ou une journée. Cette vision des choses m’a marquée et apporté du réconfort parce que cycle implique renouvellement, recommencement, possibilité de faire autrement, d’apporter des corrections à ce qui a été fait avant, remettre en route ce qui s’était arrêté. Depuis lors, je considère chaque journée qui commence comme un nouveau cycle. Je t’assure, ça libère de la fatalité de l’échec qui m’a longtemps empêchée d’avancer. Maintenant, percevoir l’échec que j’ai expérimenté au cycle précédent comme un enseignement est plus simple, plus naturel, plus évident ; Je tire des leçons pour que le nouveau cycle soit un succès.


Est-ce que ça t’arrive à toi aussi de voir les choses sous cet angle ? Si c’est le cas, j’aimerais bien que nous partagions nos expériences, la façon dont ça impacte nos systèmes de pensées. Si ça n’est pas le cas, n’hésite pas à essayer, tu pourras ensuite nous partager ton expérience!

Aujourd’hui j’aimerais faire une analogie un peu alambiquée, comme mon cerveau sait si bien en faire (personne autour de moi n’a encore réussi à me battre à ce jeu là! 😝).

J’ai récemment lu l’histoire d’un homme appelé Paul. Paul travaille en tant que speaker itinérant. Il va de ville en ville, pour partager avec d’autres personnes les secrets qui permettent de mener une vie épanouissante pour soi et pour ceux qui nous entourent. Ses discours sont en général bien reçus, bien appréciés et transforment la vie de centaines si ce n’est de milliers de personnes. Il s’avère cependant que certaines personnes n’apprécient pas les discours de Paul. Ce groupe de “haters” va non seulement détester le discours de Paul, mais aussi détester le fait qu’il partage avec les gens ce qu’il a découvert, détester les faits que des vies sont transformées par son message. Et ils vont utiliser tous les moyens possibles et imaginables pour lui mettre les bâtons dans les roues. Ils iront même jusqu’à attenter à sa vie.

Alors, soyons clairs : Paul a les moyens de les faire taire, de les liquider, de les faire disparaître de la surface de la terre, de se venger! Cependant il fait un choix complètement différent: il les fuit. Chaque fois que les haters créent un nouveau complot contre Paul, ce dernier s’échappe et va dans la ville voisine : c’est le choix qu’il considère pertinent, pour que sa vie soit cohérente avec le message qu’il partage avec qui le souhaite. Surprise! Dès que les haters apprennent qu’il est dans une autre ville et que son message a du succès, hé bien, ils rappliquent et rebelote, s’en prennent à nouveau à Paul.

Un jour peut-être, je te dirai ce qu’il est advenu de ce cher Paul, que j’apprends à connaître et à aimer et à respecter.

Aujourd’hui, j’aimerais qu’on s’arrête sur les haters. Alors que je lisais, je n’ai pas pu m'empêcher d’associer les haters de Paul au plus grand hater auquel j’ai été confrontée et auquel je suis encore confrontée aujourd’hui : Moi ! 😁 (Avoue, tu ne t’y attendais pas 😆)

Oui, je ne sais pas pour toi, mais je pense que le plus vicieux hater que j’ai eu à affronter dans ma vie est moi-même.

Pendant plus de 25 ans, j’étais victime d'auto-persécution. Au début, je considérais cela comme normal : je me remets en question, je suis exigeante avec moi-même, je me pousse, je regarde la réalité en face, etc. J’avais toujours une explication pour justifier cet auto-harcèlement. Tout comme Paul, je fuyais parfois, quand je n’en pouvais plus : de nouvelles résolutions, un nouveau style vestimentaire, une nouvelle routine, le travail, et malheureusement, des addictions. Mais, peu importe le lieu où j’allais chercher refuge, mon hater ne tardait jamais à me retrouver et à me harceler de plus belle.

Ce déchaînement n’était rien comparé à ce qu’il m’a fait subir, quand j’ai commencé à prendre conscience que tout ce que je me disais pour justifier son attitude n’était que mensonge. Ou alors, quand j’ai décidé qu’entre lui et moi c’était fini ! Décision qui a été suivie par des actions concrètes que j’ai mis en place dans la foulée, pour me débarrasser définitivement de lui…

J’ai un souvenir précis de cette saison, qui m’amène le sourire aux lèvres chaque fois que j’y pense : c’était il y a un peu plus de 3 ans. J’avais fait une mobilité interne quelques mois plus tôt et je vivais un cauchemar éveillé parce que d’un côté je percevais de ma hiérarchie qu’elle n’était pas satisfaite de mes performances, de l’autre, je combattais mon hater qui avait reçu sa notice d’éviction. Un après-midi, on m’a confié une tâche assez banale, quelconque et courante, et j’ai été prise de panique à l’idée de ne pas l’effectuer correctement. À ce moment là, j’ai eu l’impression que mon cerveau avait disparu et que ma tête était remplie par cette voix qui me disait combien j’étais nulle, incapable, que je n’allais jamais y arriver, que j’étais folle d’avoir pensé être à la hauteur, etc… C'était horrible! Et là, mon regard est tombé sur l’un des nombreux post-its qui décoraient mon bureau, et qui avait pour but de me secourir quand mon hater faisait irruption. Et là, j’ai tout posé à même ma table (stylo, souris…), j’ai fermé les yeux, j’ai pris quelques inspirations pour calmer les battements de mon cœur (oui oui, c’était tellement agressif que j’en avais des manifestations physiques). J’ai ensuite récupéré mon armée de post-its (j’exagère un peu… 😅 je devais en avoir 5? Un peu plus ou une peu moins, je ne sais plus... ), et j’ai commencé à les lire à voix hautes (pas trop fort, histoire de ne pas jeter le doute sur ma santé mentale au boulot), parce qu’il était impératif que ça résonne dans ma tête plus fort que la voix de mon hater. Et j’ai répété ce que je lisais, en boucle, encore et encore, jusqu’à ce que je ma voix soit la seule que j’entende et je puisse enfin réfléchir à la tâche qui m’a été confiée.

Tu pourrais me demander : “alors, tu l’as accomplie avec brio après ça?” honnêtement, je ne sais pas! (Et je ne parierai pas ma chemise là dessus… 😅).

L’autre question que tu te poses probablement est : “Pourquoi m’a-t-elle raconté l’histoire de Paul et ses haters, pour terminer avec l’histoire de la vie?”

En partie parce que j’aime parler de moi (on est honnête ou bien 😳 ? il faut être réaliste, et accepter de regarder les choses en face 💁‍♀️). Mais surtout, parce que je veux que tu réalises que ces paroles dures et méchantes que tu as à ton égard sont malsaines et contribuent à te vider de ton énergie.

Tu peux être exigeante envers toi tout en te parlant avec douceur.

Tu peux te remettre en question et même te reprendre en te parlant avec respect.

Tu peux reconnaître que tu as commis une erreur et la corriger, tout en te traitant avec amour.

Depuis que j’ai mis cette voix sur mute, j’ai découvert que mon instinct ne se trompe pas autant que ce que l’autre voulait me le faire croire; que j’aime découvrir de nouvelles choses, de nouvelles activités, faire des expériences dans tous les domaines (qui parfois me donnent un résultat douteux); que si je lève la tête de mon nombril (je ne sais pas si, je ne suis pas ça, je ne peux pas si, je suis trop ça, etc…), je vois un monde et des personnes magnifiques qui m’entourent, un champ de possibilité qui n’attend que moi…

Aujourd’hui, j’aimerais t’encourager à faire le point sur tes pensées : est-ce qu’elles te nourrissent, t'aident à grandir, à t’améliorer et à t’épanouir? Ou au contraire, est-ce qu’elles te cassent, te conditionnent à rester dans un cadre dans lequel tu ne te sens peut-être même pas à l’aise?

Ah! Je pense à un petit test que tu pourrais faire : est-ce que tu aimes t’entendre penser? Si aujourd’hui, tu te retrouves sans téléphone, sans télévision, sans personne autour de toi, est-ce que tu prendras plaisir à entretenir une discussion avec la voix qui est dans ta tête?

C’est la fin de notre échange de ce jour, j’espère qu’il t’aura été utile.

Est-ce que tu t’es déjà procuré ton compagnon d’encouragement? Va vite dans notre boutique choisir celui qui te convient le mieux!


Avec amour,

Anaïs

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