Pourquoi j'ai tout arrêté ?

Dernière mise à jour : 12 mars 2021


Bonjour très chère et précieuse toi.

C’est notre deuxième rencontre depuis que je suis sortie du silence il y a une semaine, il est plus que temps de te donner l’explication promise. En effet, une chose promise est une chose due ! (big up à ma mère 🙌 😘 )

Avant de commencer, j’aimerais te présenter mes excuses : j’avais pris un engagement, celui de t’encourager toutes les semaines, avec un mot d’amour, un mot qui te rappelle qui tu étais quand tu as été formée dans la pensée de Ton Créateur. Je n’ai pas honoré nos rendez-vous et je t’ai lâchement abandonnée sans même t’envoyer une notice d’absence. Cette attitude a probablement fragilisé le début de confiance qui s’établissait entre nous et j’en suis désolée. Je te demande pardon. J’espère tout de même t’avoir manqué un peu, parce que ça été le cas pour moi. Hmmm… 🤔 contradictoire hein… et pourtant c’est vrai: je ne suis pas venue à nos rendez-vous alors que tu me manquais terriblement. Comment ça s’explique? Continue à lire et tu le sauras! 😅

Est-ce que tu t’es déjà retrouvée dans une situation où tu as envie de faire les choses de manière excellente et cette forte envie s’oppose à une forte peur de tout faire capoter ? C’est un dilemme qui peut te déchirer au point où tu as l’impression de perdre tous tes moyens, comme si tu es complètement paralysée... Après avoir pris du recul et analysé les quelques mois qui viennent de s’écouler, j’en ai conclu que c’est ce qui m’est arrivé.

🚨Attention🚨:

Nous entrons dans une zone de troublantes franchise et transparence. Tu peux me juger si tu veux 🤷🏾‍♀️, mais j’ai appris quelque chose que j’ai décidé d’appliquer en toute circonstance : Le Créateur bénit qui je suis, et non pas qui je prétends être. Alors prépare-toi, parce qu’il n’y a ni faux-semblants, ni langue de bois dans les lignes qui suivent.


Quand je me suis lancée dans cette aventure, j’ai fait une prière : que le contenu que je propose t’apporte quelque chose, qu’il ait de la valeur pour toi, qu’il fasse une différence dans ta vie. Et c’est encore ce que je désire aujourd’hui.

En cours de route, je me suis retrouvée assaillie par des pensées qui trouvent racine dans mes blessures anciennes : image de soi déformée par les expériences de vie, le doute, manque d’assurance, recherche de validation dans le regard de l’autre, etc.

En d’autres termes, ma fondation, à ce moment-là était fragile parce qu’elle s’appelait Anaïs Pascale. Plus j'avançais, plus ma fragilité parlait fort : « est-ce que ce sujet sur lequel tu penses écrire est intéressant? Est-ce que c’est important? Si ça l’est, d’autres l’ont déjà traité… quelle sera ta valeur ajoutée ? Tu vois, tu n’es même pas inspirée, ton texte sera plat… personne ne le lira, ... ».

À côté de ça, j’avais l’impression que tous les conseils que je donnais, qui avaient pourtant été efficaces dans le passé, ne fonctionnaient plus : « tu vois, tu es une menteuse… tu veux juste faire comme d’autres et te satisfaire d’avoir ouvert un blog… tu t’es lancée sans réfléchir, qui te dit que c’est comme ça qu’il fallait faire? ... ». Bréf, c’était le champ de bataille dans ma tête.

Au fur et à mesure que le temps passait, j’oubliais la raison d’être de ce projet, ce qui l’a fait naître: le sourire!

Ah! Excuses-moi! je ne t’ai jamais raconté la genèse… Alors, voilà : il était une fois, dans un pays très très très lointain, 😅😅😅 Je rigole!

Pour être plus sérieuse, ce projet naît de deux réflexions :

  • En hiver, les gens n’ont pas envie de sourire (et du coup tirent beaucoup la tronche), en tout cas ici à Paris. Alors que le sourire fait du bien à tout le monde tout le temps! Peut-être qu’un compliment offert par hasard à une personne lambda pourrait lui donner une raison de sourire toute la journée, même si c’est l’hiver?

  • Il y a des choses qu’on ne dit jamais assez aux femmes, et que j’aurai aimé qu’on me dise quand je traversais les pires moments que j’ai vécus : tu es assez, ta personne est suffisante, tu mérites d’être aimée et respectée exactement comme tu es, tu as de la valeur et tes actions n’influencent en rien cette valeur inestimable qui est la tienne.

Pour résumer :

le projet à sa naissance avait à son centre l’autre.

Progressivement, ce centre est passé de l’autre à moi !

Franchement, qu’elles sont les chances de survie d’un projet établi sur des sables mouvants? 😒🤔😩

Oui, parce que toi, comme moi, nous sommes en constante évolution. Nous sommes tout le temps entrain de changer, nos humeurs, nos projets, notre vision, nos pensées, nos avis, etc… et c’est bien! C’est magnifique! Parce que c’est ce mouvement, ce changement, cette évolution, qui crée la vie en nous et autour de nous. C’est comme ça que nous apprenons, que nous partageons, que nous avons la possibilité de reconstruire ce qui a été brisé, de détruire ce qui n’aurait jamais dû être construit. C’est aussi parce que nous changeons que nous pouvons apprécier le calme et la stabilité, quand nous en faisons l’expérience. Le changement est excellent pour nous.

Mais qu’en est-il des projets que nous voulons établir dans le temps? Que nous souhaitons faire grandir? Développer pour qu’ils impactent le plus grand nombre de personnes possible ? Ils ont besoin d’une fondation stable, immuable.

Comme un arbre qui naît d’une graine mise en terre, ou comme toi, qui malgré tous tes changements garde toujours les pieds fixés sur la terre, mon projet avait besoin d’un fondement inébranlable, invariable, inaltérable. Une base qui soit constante et permanente. Et cette base n’est ni toi (malgré tout l’amour que j’ai pour toi), ni moi : c’est Mon Créateur, Celui qui m’a mandatée pour t’apporter cet encouragement, Le Seul vrai et unique Jésus-Christ ! (Une fois de plus tu peux ne pas croire en Lui ou avoir la foi en quelqu’un/quelque chose de différent, ça ne me dérange toujours pas, et ça m’empêche encore moins de t’aimer ☺️).

Ma paralysie venait du fait que je pensais :

  • Pouvoir impacter ta vie par la seule force de mon inspiration et de mes écrits

  • Devoir être parfaite pour porter ce projet

  • Avoir la capacité de gérer ce projet toute seule, l’entretenir et le développer en me basant sur mon intelligence, mes connaissances, bref par mes propres moyens.

J’ai donc appris que je me trompais. En effet, même si je t’aime, il y a quelqu’un qui t’aime plus que je ne saurai jamais t’aimer. Même si ta souffrance me fait de la peine, Il y a quelqu’un qui ressent ta peine bien plus que je ne le ferai jamais.

Même si je te veux du bien, il y a quelqu’un qui orchestre le temps et les circonstances pour que tu puisses enfin être bien.

Cette personne t’aime avec tellement de passion qu’elle n’a pas peur de se servir de moi, qui suis imparfaite, pour te crier son amour. Parce qu’elle sait que si tu Lui accordes le bénéfice du doute (une chance c’est trop, elle te demande juste le bénéfice du doute), elle va te prouver que tu n’as plus besoin de te battre seule. Le découragement? les peurs? le doute? Pfiou!!!

Il va t’amener à découvrir une vie où tu te ris de tout ce qui te terrorise aujourd’hui! Il va t’apprendre à aimer chaque courbe de ton corps, chaque bourrelet, chaque ride, même le bouton disgracieux ou l’énorme bidou (oui oui, celui qui fait croire que tu es enceintes de 6 mois alors qu’il n’en est rien…)

Tout ceci pour dire que, je suis à peu près certaine que cette réouverture de notre salon de thé (tu te souviens?) est la bonne, parce que la fondation sur laquelle l’édifice est désormais construit s’appelle Le Roc!

Que mes écrits soient biens / pertinents / intéressants à mes yeux ou pas, je les partagerai avec toi, et tu seras seule à décider de ce que tu en fais 😉😊

En attendant notre prochaine rencontre, n’hésite pas à faire un tour dans la boutique des Compagnons d’Encouragement qui s’est enrichie d’une panoplie de nouveaux articles! 🥳


Avec amour,

Anaïs.

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