Love Love Love

Dernière mise à jour : 12 mars 2021




Bonjour chère et précieuse toi,

J'espère de tout mon cœur que ta semaine a commencé dans la joie et la bonne humeur. Si ça n'est pas le cas, j'espère que les choses s'arrangeront rapidement pour toi. Au cas où tu aurais besoin de discuter, n'hésite pas à aller sur la page contact. Je me ferai un plaisir d'échanger avec toi en privé. :)


Pour notre rendez-vous du jour, j'aimerais parler de l'amour! Je ne pense pas que les bibliothèques du monde entier ont assez d'espace pour contenir le nombre d'écrits et publications faites sur ce sujet. Et ce, sous tous les angles : scientifique, philosophique, religieux, etc.

Cependant, force est de constater que ce sujet reste au mieux mal connu ou mal compris d'un bon nombre de personnes. En effet, aujourd'hui encore, des crimes horribles sont commis au nom de l'amour (violences physiques, violences verbales, chantages affectifs, crimes religieux, etc.). Aucune catégorie de personnes n'y échappe (croyants et non croyants, adultes et enfants, riches et pauvres, femmes et hommes, etc.), aucune culture n'est épargnée.

Je ne suis pas une experte de la question, mon but n'est donc pas de tenter ma chance au concours d'explication et de démystification de l'amour. Je souhaite juste partager une pensée sur 2 aspects de l'amour qui m'ont particulièrement interpellés au cours de ces 5 dernières années : l'amour envers soi et l'amour envers les autres, car je crois fermement qu'on ne peut aimer les autres qu'à la hauteur de l'amour qu'on a pour soi-même.

Quand j'étais encore enfant, j'entendais souvent cette phrase : "L'homme le plus fidèle du monde est celui qui sait cacher son infidélité à sa femme". Je me souviens que déjà à cette époque là, un amour teinté de cachotteries pouvant entraîner souffrance et douleur ne m'intéressait pas. Ce que je n'avais pas compris, c'est que ce qui est vrai pour l'amour conjugal est aussi vrai pour l'amour de soi et pour l'amour qu'on manifeste à une tierce personne.

Pour la petite histoire, j'ai été éduquée par des parents qui croient en Dieu. Ma mère nous amenait à l'église tous les dimanches (ou presque). Je ne connaissais pas beaucoup de choses, si ce n'est les 10 commandements dans l'ancien testament (Exode 20) et leur résumé que Jésus partage avec ses contemporains dans le nouveau testament : " Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée" et "tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Matthieu 22:37-39). Je faisais donc de mon mieux pour aimer Dieu et pour aimer les autres.

Le seul souci est que ça me demandait beaucoup d'énergie et ne m'offrait pas grand chose en retour : j'étais plus malheureuse que les pierres. Plus j'essayais, plus je m'épuisais. Et puis un jour, saisie d'un accès de désespoir (ou frappée d'un éclair de lucidité), j'ai posé cette question à la seule oreille qui écoutait patiemment mes complaintes : "Comment je peux aimer l'autre comme moi-même si je ne m'aime pas d'abord?" C'est vrai que je ressentais à mon propre égard un profond désamour: je ne me trouvais ni futée, ni intelligente; je faisais tout le temps des erreurs, j'étais timide, réservée, introvertie, j'avais peur de parler aux gens, je dansais mal (je crois que c'est encore le cas aujourd'hui ^_^) , chantais mal, m'habillais mal, je n'avais pas de talent, et les maigres succès que comptaient mon existence (dont 2 diplômes d'écoles de commerce, au Cameroun et en France) étaient dues au pur hasard. J'étais très exigeante avec moi-même. Je me sentais en permanence coupable, je me jugeais et me condamnais tout le temps, parce que je n'étais à la hauteur de mes exigences. Je voulais faire quelque chose de bien avec ma vie mais je n'en étais pas capable : pas l'énergie, pas la motivation, pas la persévérance, et puis je commence par où? bref, mon meilleur détracteur était moi-même. Cependant, je mettais un point d'honneur à passer pour une "fille bien", posée, polie, bref, propre sur soi à qui tout réussi. A cause de ça d'ailleurs, je me trouvais hypocrite et me détestais de plus belle.

Un jour, j'ai eu un tête à tête avec Celui qui m'a créée et Il m'a dit d'une voix douce et aimante qu'il avait des projets pour ma vie. Pas qu'Il allait corriger ce qui cloche chez moi. Pas qu'il allait m'améliorer ou m'aider à devenir une meilleure version de moi... juste que, cette personne que je connaissais et détestais autant, avait été façonnée pour un projet bien spécifique, qui apporte la paix et non le malheur et grâce auquel elle a l'assurance d'avoir un avenir plein d'espérance. Incroyable! Surprenant! Perturbant! J'avais du mal à le croire. "Il est sensé voir tout. Ça veut dire que Lui au moins a une vision claire et nette de toutes les choses horribles qui sont cachées en moi, de mes faiblesses, de mes défauts, de mon manque d'assurance, de ma bêtises, etc. Et malgré tout ça, Il dit qu'Il veut "m'embaucher dans sa boîte"? 😲

C'est ainsi qu'Il a commencé à me montrer sa propre vision de l'amour, qui est patient, plein de bonté, qui n’est pas envieux et ne cherche pas à se faire valoir. Il ne s’enfle pas d’orgueil, ne fait rien de malhonnête, ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’irrite pas contre les autres et ne soupçonne/ne trame pas le mal. L’injustice l’attriste, la vérité le réjouit. L'amour pardonne tout, croit tout, espère tout, supporte tout (imagine une terre sur laquelle tout le monde, sans exception pratique ce genre d'amour 💖💖💖 )

Je ne sais pas pour toi mais, pour moi, c'était du charabia! Une chose était sûre par contre: ma curiosité était piquée au vif. Est-ce que c'est possible ça? C'est possible de me regarder dans le miroir et me sourire de manière sincère parce que ce que je vois ne m'irrite pas mais réjouit mon cœur? Comment je fais? Je suis retournée voir Mon Créateur pour Lui poser la question et sa réponse m'a décrochée la mâchoire : "Tu ne peux pas le faire, c'est moi-même qui le fais : J'ôterai de toi ton cœur dur comme de la pierre et je te donnerai un cœur de chair, sensible, capable d'aimer".

Dès lors, j'ai caressé l'espoir de découvrir ce que ça fait de vivre une vie où quand on sourit son cœur aussi sourit, où quand on dit "je vais bien" ou "ça va très bien", il n'y a pas de voix intérieur qui répond "tu es sûre de ça?" et de souvenir de situations qui rappellent qu'en vrai on n'est pas bien et qu'on joue juste la comédie.

A partir de ce moment, j'ai commencé à Lui demander ce genre de cœur là. Avec la simplicité et la détermination d'un enfant, chaque jour, sans relâche, sans me fatiguer (de toute façon, j'étais déjà fatiguée de la fatigue qui me fatiguait en permanence).

Aujourd'hui encore, je Lui demande ce cœur-là. J'ai déjà expérimenté la paix et la joie qu'Il peut donner, et je ne veux pas que ça s'arrête. Je continue à Lui demander ce cœur-là parce que j'aimerais partager avec toi ce que j'ai reçu, et qui m'a sauvé la vie, j'en suis sûre.

Pour moi, l'amour n'est plus une impulsion, un sentiment, un fort ressentis ou une forte attirance que je subis, car alors, je suis une marionnette entre les mains de l'amour et j'agis envers moi ou envers l'autre en fonction de ce que l'amour me dicte...

Aujourd'hui, je peux dire avec assurance que je m'aime parce que Mon Créateur m'a aimée en premier. C'est vrai que je n'avais rien d'aimable ni d'appréciable. J'étais aimable et appréciable. Il m'aimait non pas parce que j'avais ou je faisais quelque chose, mais parce que j'étais sa précieuse, son chef d'oeuvre, sa créature merveilleuse, la prunelle de ses yeux, etc. IL AIMAIT QUI JE SUIS, non pas ce que je faisais.

Est-ce que toi aussi tu as déjà pris un peu de temps pour te poser et réfléchir au sujet de l'amour? N'hésite pas à partager en commentaire ou en message privé le résultat de ta réflexion.

N'oublie pas que nous proposons dans la boutique des compagnons d'encouragement qui te rappellent au quotidien Ta vraie identité, celle à cause de laquelle tu es aimée, peu importe ce que tu fais.


Avec amour,

Anaïs.


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